Top 5 des erreurs à éviter pour l’apprentissage du japonais

Japonais
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Lorsqu’on commence à apprendre une langue et particulièrement le japonais on ne sait pas parfois par où commencer. Dois-je commencer par apprendre les kanjis ? Combien de temps dois-je consacrer pour obtenir un niveau acceptable ?

Durant mon apprentissage du japonais, j’ai fait de nombreuses erreurs qui m’ont coûté du temps…beaucoup de temps. Je voudrais grâce à cette article vous éviter de faire les mêmes. Et pour cela j’ai décidé de vous présenter les 5 erreurs qui, pour moi, m’ont le plus pénalisé.

RTK (Remembering the Kanji)

deux panneaux où sont écrits des kanjis

Commençons par l’apprentissage des kanjis. Si vous avez déjà commencé votre apprentissage ou du moins vous avez fait de recherches sur les différentes méthodes, vous êtes surement tomber sur Remembering the Kanji de James W. Heisig. 

Cette méthode permet à travers de “petites histoires” de faciliter l’apprentissage des kanjis. En effet, les histoires ou les images sont un bon moyen de mémorisation qui a fait ses preuves MAIS la philosophie de la méthode n’est pas compatible avec un réel apprentissage !

Plusieurs raison à ça:

  • Apprendre à reconnaître 2000+ kanjis n’est pas le plus pertinent. Cette méthode cherche à vous faire apprendre 2000+ kanjis le plus rapidement et efficacement possible. Ca ne marche pas car vous devez emmagasinez tellement d’information que vous oubliez la moitié des anciens kanjis.
  • Vous apprenez seulement la signification des kanjis et pas leur prononciation. (Il y a bien un volume 2 traitant de la lecture des kanjis mais elle se focalise sur la prononciation chinoise, le kun-yomi)
  • Le sens du kanji qu’il vous font apprendre est parfois voire souvent le plus obscure et le moins fréquemment rencontré.
  • Si vous ne pratiquez pas votre lecture, la méthode n’est qu’une perte de temps.
  • L’ordre d’apprentissage est très contesté car il ne se base pas sur un ordre du plus au moins utilisé. Par exemple, dans les 100 premiers kanjis que vous apprenez, il y a la présence du kanji 胆 qui signifie vésicule biliaire !

Il est donc préférable d’apprendre moins de kanjis mais avec leurs prononciations et accompagner de mots d’exemples qui peuvent être utilisés dans votre immersion. De cette façon, vous apprendrez les kanjis tout en élargissant votre vocabulaire. 

Personnellement, j’utilise le deck Anki “The Kodansha Kanji Learner’s Course”.

Apprendre les prononciations est pour moi important mais peut prendre du temps et va ralentir le nombre de kanjis que vous pouvez mémoriser sur une période fixe. Cependant il est quand même important d’essayer d’apprendre au moins une prononciation courante du kanji (généralement la prononciation japonaise on-yomi). Vous verrez lorsque vous lirez, vous serez content de pouvoir lire le mot au lieu de juste comprendre l’idée.

Ne pas faire assez d’input

Mais l’input c’est quoi ? Pourquoi ne pas en faire assez va impacter mon progrès ?

En me basant sur ma propre expérience et mes recherches, je vais vous présenter pourquoi l’input est primordial pour apprendre une langue.

L’input représente toute l‘information qui arrive au cerveau soit par les yeux, soit par les oreilles ou encore par le toucher ou le goût. Dans le domaine de l’apprentissage des langues, on ne parle que de l’ouïe et de la vue. En d’autres termes, l’input c’est l’écoute et la lecture.

L’input est primordial dans l’apprentissage d’une langue et plus le temps d’input et donc d’exposition est grand, plus le progrès est rapide. Effectivement vous apportez plus d’information à votre cerveau, ce qui lui permet d’assimiler plus facilement l’information.

Lorsque vous apprenez un mot ou un kanji, si vous l’entendez ensuite dans une vidéo ou le voyez dans un livre, ce mot restera dans votre cerveau.

Plus vous faites d’input et plus vos chances de rencontrer ce mot seront important. 

Pour maîtriser la signification d’un mot dans toutes ses formes et nuances afin de l’utiliser correctement dans des conversations, il faut l’avoir rencontrer dans son immersion un nombre important de fois. Parfois 3, 4 fois suffisent et parfois 15, 20, 30 fois dans différentes situations sont nécessaires.

Ne faites donc pas la même erreur et maximisez votre input en lisant des livres, des blogs et des sites internet en japonais, en regardant sans sous-titres des vidéos youtubes, des animes, des dramas et tout ce qui peut vous permettre de “consommer” du japonais.

Rechercher tous les mots que l’on ne connaît pas

Apprendre un mot que vous ne rencontrez qu’une fois par an est totalement inutile.

Dans cette optique, vouloir connaître tous les mots d’un média vous fera forcément perdre du temps.

Je m’explique (prenons un livre comme exemple), lorsque vous recherchez tous les mots que vous ne connaissez pas:

  • Vous vous arrêtez sans cesse de lire. Finalement, vous n’avancez pas et le nombre de mots lu sur une période fixe est très limité.
  • Vous perdez l’intérêt et le plaisir de la lecture et abandonnez rapidement.
  • Si vous ne voyez le mot inconnu qu’une seule fois dans le livre, est-ce pertinent de passer ne serait-ce qu’une minute à chercher sa signification ?
  • Tous les mots que vous recherchez doivent être des mots que vous êtes prêt à apprendre. Or si vous notez tous les mots inconnus, vous vous retrouverez avec une liste interminable sur les bras à apprendre, ce qui pourra avoir comme conséquence de vous décourager.

Gardez à l’esprit qu’une langue s’acquiert avant tout par l’immersion. Faites confiance à votre cerveau et mettez-le dans un environnement propice à l’acquisition du japonais.

Apprendre des mots seuls sans phrase de mise en situation

L’apprentissage des mots seuls est une erreur très commune dans l’apprentissage d’une langue, notamment à cause de la mauvaise manière d’enseigner les langues au collège/lycée.

Un mot n’est presque jamais utilisé seul ou sans contexte. Alors pourquoi apprendre un mot sans contexte ? Faire ca revient à faire l’opposé de ce qu’une langue est faite pour à la base.

Une phrase par contre est un exemple d’utilisation du mot qui permet de le mettre en situation et d’en comprendre le sens dans un contexte précis. De cette manière, il est plus facile de se l‘approprier et de le réutiliser lors de conversations.

Une phrase est aussi un ensemble de mot. Ainsi en révisant des phrases, vous apprenez ou revoyez plusieurs mots à la fois. En plus, votre phrase possède un contexte. Elle est par exemple tirée d’un livre que vous appréciez ce qui permet d’avoir un ancrage et de retenir les mots de la phrase plus facilement.

Après avoir lu cette partie, évitez au maximum d’apprendre des mots seuls sans contexte que vous oublierez en un rien de temps et dont le processus de mémorisation vous sera fastidieux.

Se dire qu’on a pas le temps de pratiquer

Je suis occupé toute la journée, donc je n’arrive pas à trouver du temps.

Mon travail et mes autres activités m’empêchent d’attribuer du temps à l’apprentissage du japonais.

Je suis trop fatigué après une dure journée.

Dans cette partie, je vous donnes des solutions afin que vous puissiez tout de même progresser et apprendre un peu tous les jours.

Le concept le plus important lorsqu’on parle d’apprentissage de langues, c’est l’assiduité.

Pour progresser, il faut apprendre tous les jours. Comme indiqué dans le point numéro 2, Ne pas faire assez d’input, plus vous pratiquez plus vous progresserez.

Il est donc très important de faire du japonais un peu tous les jours. Mais comment faire lorsque notre emploi du temps est chargé ?

Et bien il faut réfléchir à comment je pourrai utiliser mon temps à bonne escient pour pouvoir pratiquer le japonais. Pour ça, plusieurs possibilités:

  • Ecouter des podcasts pendant la cuisine
  • Lire un livre ou écouter un média (podcast, vidéo) dans les transports
  • Lorsque vous êtes en voiture, mettre du japonais en fond
  • Se lever 30 min plus tôt le matin et lire, écouter, regarder du japonais
  • A la pause de midi, trouver un peu de temps pour pratiquer
  • Utiliser mes weekends comme une opportunité pour une réelle immersion
  • Au lieu de regarder les infos de 20h à la télé, regarder NHK

Lorsque vous arrivez à vous plonger dans le japonais plusieurs fois dans la journée, vous atteignez facilement un temps d’immersion par jour assez conséquent.

Libre à vous de trouver d’autres créneaux dans la journée par rapport à votre situation professionnelle et personnelle mais sachez que le seul frein à votre progrès c’est le manque de motivation.

Conclusion

Apprendre une langue demande de la rigueur, de la volonté, de l’organisation et surtout de la patience.

Si vous évitez ces 5 erreurs, vous devriez pouvoir progresser bien plus rapidement.

Alexandre
Alexandre

以上、see you next time

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